Questions fréquentes
Des réponses courtes et sourcées aux questions réellement posées sur Ey Reqîb. Chaque réponse est adossée au registre des affirmations de la page sources.
Des réponses courtes et sourcées aux questions réellement posées sur Ey Reqîb. Chaque réponse est adossée au registre des affirmations de la page sources.
Ey Reqîb est l'hymne officiel de la Région du Kurdistan (Başûr), en usage depuis 1991, et fut l'hymne de la République de Mahabad en 1946. Au-delà de tout statut officiel, il est chanté comme l'hymne des Kurdes dans les quatre parties du Kurdistan et dans la diaspora.
Le poète Dildar, nom de plume de Yûnis Reûf (1918 à 1948), étudiant en droit kurde originaire de Koye. Il écrivit le poème en 1938, alors qu'il était emprisonné pour ses convictions politiques.
Reqîb vient de l'arabe raqīb, un guetteur ou un gardien. Le titre se traduit le plus souvent par ô ennemi, parfois par hé gardien ; la tradition veut qu'il se soit adressé aux gardiens de la prison où Dildar écrivit le poème.
En 1938, en prison. Une source donne 1940, mais 1938 est la lecture dominante et bien étayée.
L'original est en soranî (kurde central), en écriture arabe. Des versions largement chantées existent aussi en kurmancî et en zazakî ; on ignore qui fit ces adaptations.
La version canonique chantée compte cinq couplets, chacun suivi du même refrain : que nul ne dise que les Kurdes sont morts, les Kurdes vivent, et jamais notre drapeau ne tombera.
La graphie Hawar est Ey Reqîb ; on rencontre aussi Ey Reqib, Ey Raqib et Ay Raqib, et en écriture arabe ئەی ڕەقیب. C'est le même hymne.
Le compositeur n'est pas documenté. Une source avance un nom, mais les ouvrages de référence indiquent inconnu, et aucune partition notée n'existait avant que le chef d'orchestre Dilshad Said ne réalise les premiers arrangements officiels en 2021. Ce site n'attribue la mélodie à personne.
Le texte est dans le domaine public mondial : l'auteur est mort en 1948 et les délais de protection applicables ont expiré. Les enregistrements et traductions d'autrui portent en revanche leurs propres droits ; il faut alors l'accord de leurs auteurs. Ceci est une information générale, pas un conseil juridique.
Ce site propose un enregistrement instrumental sous licence libre sur les pages paroles et prononciation. Les interprétations chantées, de la version classique de Şivan Perwer aux versions orchestrales, sont largement disponibles sur les plateformes habituelles.